Écrit par Salima Ferroukhi publié le: Samedi, 10 Mars 2012 12:49

Les fonds d'investissement privés se sont engagés dans un nombre d'entreprises à peu près aussi important en Afrique de l'Est qu'en Afrique australe l'an dernier, même si les montants en jeu demeurent nettement supérieurs dans cette dernière région, selon une étude rendue publique par le cabinet Deloitte.
Sur un total de 66 contrats passés par des fonds d'investissement privés pour un montant d'un peu plus de 3 milliards de dollars en Afrique en 2011 (2,3 mds d'euros), 33% de ses contrats ont été conclus en Afrique australe, 30% en Afrique de l'Est et 29% en Afrique de l'Ouest, selon Deloitte, citant des chiffres du cabinet Africa Assets.
Les montants les plus importants ont cependant, de loin, été investis en Afrique de l'Ouest (1,11 md USD ou 843 M EUR) et australe (989 M USD, 732 M EUR), contre seulement 188 M USD (143 M EUR), en Afrique de l'Est.
Il reste "qu'il y a un appétit croissant d'investissement" en Afrique de l'Est, qui "a bénéficié d'un intérêt significatif de la part des fonds d'investissements en 2011", soulignent les deux cabinets dans un rapport commun.
"Les nouveaux fonds ciblant l'Afrique de l'Est visent des entreprises de tailles petites ou moyennes, à fort potentiel de croissance, dans des secteurs tirés par la consommation", poursuit l'étude.
L’Ethiopie, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo explorés
Outre les valeurs relativement sûres comme le Kenya ou l'Ouganda, "les investisseurs ont également commencé à explorer des contrats dans les nouveaux marchés que sont l'Ethiopie, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo".
Le principal investissement privé en Afrique de l'Est, d'un montant total de 287 M USD (218 M EUR), a été consenti par et au profit du fonds égyptien Citadel Capital, qui contrôle désormais la société Rift Valley Railways en charge de la principale voie ferrée de la région, entre l'Ouganda et le port kényan de Mombasa.
Mais l'entreprise kényane de technologies de l'information Wananchi a aussi bénéficié du soutien du fonds Emerging Capital Partners, entre autres, pour poursuivre son développement dans dix pays de la région, tandis que le tanzanien Chemi and Cotex Industries (biens de consommation, dont le dentifrice) a profité de l'apport de trois fonds ou banques pour accélérer son implantation régionale.
"Il y a dans l'ensemble un changement de perception à l'égard de l'Afrique, à mesure que les gens constatent le déclin des marchés en Occident et recherchent de nouveaux profits. Et au sein de l'Afrique sub-saharienne, l'Afrique de l'Est présente une croissance impressionnante", a commenté Rachel Keeler, directrice de Africa Assets.
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